Sur les traces de la Grande Guerre

Dans le cadre des commémorations de la 1ère guerre mondiale, nous, les élèves de la terminale ATFMC, nous sommes intéressés aux traces de la guerre à Reims et ses environs. Le mercredi 4 novembre nous nous sommes rendus aux Archives départementales de la Marne à Reims. Monsieur Guillaume, professeur d’Histoire nous a accueillis pour découvrir une partie de l’histoire de la ville pendant la Première guerre. Avant la guerre, Reims était la dixième ville de France. La ville était sur la ligne de front. A la fin de la guerre, seulement 35 maisons sont restées debout à cause des bombardements. La cathédrale a été elle aussi touchée et a failli être complètement détruite par le feu. La ville comptait 115000 habitants avant la guerre. En 1918, ils n’étaient plus que 28000.

L’ordre de mobilisation générale a été affichée dans les mairies pour rassembler les hommes âgés de 18 ans à 35 ans. Ils étaient inscrits dans des registres de conscriptions où sont notés les coordonnées, le métier, le service militaire et le parcours de chaque soldat. Ils étaient des milliers. Ils étaient pour la plupart des agriculteurs ou des ouvriers, contents d’aller à la guerre car ils pensaient qu’elle ne durerait pas longtemps. Ils voulaient aussi récupérer l’Alsace et la Lorraine conquises par l’Allemagne en 1870.

Les habitants qui sont restés à Reims ont vécu dans les caves de champagne. Dedans, on faisait la messe, l’école et on y dormait. Les fonctionnaires travaillaient aussi dans les caves.

Les habitants qui étaient autour de la ligne de front risquaient leur vie. Car ils étaient suspectés d’être des espions, ils devaient avoir un laissez-passer avec une photo comme pour les cartes d’identité aujourd’hui.

Les soldats communiquaient avec leurs familles par courrier. Les familles se trouvaient sans homme et les femmes devaient reprendre leur travail et s’occuper des enfants.

La deuxième sortie a eu lieu le 12 novembre au Centre d’Interprétation de 14-18 à Suippes à 40 km de Reims. Sur le trajet nous avons vu des cimetières militaires. Au Centre d’Interprétation nous avons parcouru cinq salles. Nous avons, grâce aux bornes biométriques, suivi le destin d’un poilu. Nous avons vu un film sur la famille Papillon dont les trois frères sont allés à la guerre et ont correspondu avec leur sœur et leurs parents à travers plus de 400 lettres retrouvées à la suite de la vente de la maison familiale. On a parcouru ensuite la salle où il y avait les armes, les tenues militaires, un avion et un char. Dans la salle des tranchées nous nous sommes mis à la place des soldats pendant une attaque. Nous avons vu l’espace réservé aux soins, aux blessés et aux objets médicaux ainsi que des photos de blessés et de gueules cassées.

On a vu des photos des prisonniers de guerre russes, des images des soldats en pause qui fabriquaient des objets avec les morceaux d’obus. Les soldats étaient traumatisés et certains devenaient fous.

Sur le retour nous sommes passés par le cimetière russe de Saint-Hilaire le Grand. Il y a des tombes et deux ossuaires. Le plus petit compte les restes de 294 soldats, le plus grand les restes de 935 d’entre eux. Il y avait des fleurs car on était le 12 novembre, le lendemain de la commémoration de l’Armistice de la Grande guerre. A la fin, nous sommes allés voir le monument aux morts qui rend hommage aux morts et à la jeunesse car la plupart avaient à peine vingt-un ans.

Les élèves de la Terminale ATFMC

Un merci à Mathis du Collège Robert Schuman de son assistance pour la mise en ligne de cet article

Publié le: 
Mercredi, 16 Décembre 2015